
Prévention des blessures sportives à Lésigny : le rôle de l'ostéopathe

Franck Lasserre
Ostéopathe · Lésigny
Pourquoi attendre la douleur pour agir ?
Vous courez, vous jouez, vous vous entraînez — et puis un jour, quelque chose lâche. Une douleur au genou, une contracture persistante, une cheville qui « tourne » une fois de trop. La blessure arrive souvent par surprise, mais rarement sans prévenir.
Ce que l'on observe fréquemment en cabinet, c'est que le corps envoie des signaux bien avant la blessure franche : une légère raideur matinale, une asymétrie dans l'appui, une fatigue musculaire qui s'installe plus vite qu'avant. Ces signaux passent souvent inaperçus — jusqu'au jour où ils ne peuvent plus être ignorés.
« Je n'avais pas vraiment mal… je pensais que c'était normal de me sentir comme ça après l'entraînement. »
Cette phrase, je l'entends régulièrement. Et elle illustre bien pourquoi une approche préventive peut changer la donne pour un sportif, quel que soit son niveau.
Ce que le corps « compense » en silence
Le corps est remarquablement adaptable. Lorsqu'une zone est moins mobile ou moins équilibrée, il trouve des solutions de contournement — ce qu'on appelle des compensations. Ces adaptations permettent de continuer à bouger, à performer. Mais elles ont un coût : elles sollicitent d'autres structures de manière inhabituelle, et c'est souvent là que la blessure finit par apparaître.
Un sportif qui consulte uniquement après une blessure traite l'endroit où ça fait mal — pas nécessairement l'endroit d'où vient le problème.
Ce que je cherche à observer lors d'un bilan ostéopathique
Lors d'une consultation de suivi sportif, je prends le temps d'explorer votre corps dans sa globalité, pas seulement la zone douloureuse du moment. L'objectif est de repérer les zones de tension, de restriction de mobilité ou de déséquilibre postural qui pourraient, à terme, fragiliser votre pratique.
Les éléments que j'évalue
- La mobilité articulaire : certaines articulations sont-elles moins libres d'un côté que de l'autre ?
- Les tensions musculaires et fasciales : y a-t-il des zones qui « tirent » ou résistent à la palpation ?
- La posture et l'appui : comment vous tenez-vous debout ? Comment votre poids se répartit-il ?
- L'historique de vos blessures : une ancienne entorse, même bien cicatrisée, peut laisser des traces dans la manière dont vous bougez.
Ce bilan n'est pas un diagnostic médical. C'est une lecture du corps en mouvement, à un instant donné, pour identifier ce qui mérite attention.
Un exercice pour prendre conscience de vos asymétries
Essayez ceci, debout, en 2 minutes :
- Fermez les yeux et restez immobile 20 secondes. Où sentez-vous votre poids ? Plutôt à droite, à gauche, sur les talons, sur l'avant du pied ?
- Levez lentement un genou jusqu'à la hauteur de la hanche, maintenez 10 secondes. Recommencez de l'autre côté. Est-ce que l'équilibre est similaire des deux côtés ?
- Penchez-vous en avant, mains vers le sol, genoux légèrement fléchis. Descendez jusqu'où c'est confortable, maintenez 15 secondes. Sentez-vous une tension plus marquée d'un côté ?
Ces sensations — asymétries, raideurs, déséquilibres d'appui — sont exactement ce que j'explore plus précisément en consultation. Elles ne signifient pas forcément qu'il y a un problème, mais elles méritent d'être connues.
Intégrer l'ostéopathie dans votre saison sportive
L'ostéopathie préventive ne remplace pas l'entraînement, l'échauffement ou le suivi médical. Elle s'y intègre, comme un outil parmi d'autres pour prendre soin de votre corps dans la durée.
À quels moments un suivi peut-il être pertinent ?
- En début de saison, pour repartir avec un corps équilibré après une période de repos ou de reprise.
- En période de charge intense, lorsque les entraînements s'accumulent et que la récupération est plus difficile.
- Après une blessure, pour s'assurer que la zone touchée a bien récupéré sa mobilité et que le reste du corps n'a pas trop compensé.
- En période de transition : changement de chaussures, de surface, de discipline ou d'intensité.
Il n'existe pas de fréquence universelle. Certaines personnes trouvent qu'une à deux séances par saison leur suffit ; d'autres préfèrent un suivi plus régulier, notamment en période de compétition.
Ce que je prends en compte pour vous
Je m'intéresse à votre pratique concrète : le type de sport, la fréquence, les contraintes spécifiques (port de charge, impacts répétés, asymétries propres à votre discipline). Un coureur à pied, un joueur de tennis et un cycliste n'exposent pas leur corps aux mêmes sollicitations — et le regard que je porte sur chacun s'adapte en conséquence.
L'objectif n'est pas de vous dire que quelque chose ne va pas. C'est de vous aider à mieux connaître votre corps, à en comprendre les signaux, et à pratiquer votre sport avec plus de sérénité.
Quand consulter ?
Si vous ressentez une gêne persistante sans cause claire, une fatigue inhabituellement longue à récupérer, ou si vous avez l'impression de « tourner en rond » avec des petites douleurs récurrentes — c'est souvent le moment idéal pour consulter, avant que la situation ne s'aggrave. Je reçois les sportifs de Lésigny et des environs, et je serai heureux d'échanger avec vous sur votre pratique lors d'une première consultation.